Third fishing trip @spain extremadura

Voici le petit compte-rendu de mon 3ème voyage en Extremadure et cela ne sera certainement pas le dernier !

Une fois n’est pas coutume, on repart encore à peu près à la même période du 27 mars au 3 avril (la prochaine fois, il faudra vraiment que je change) et, cette fois-ci, encore une nouvelle équipe de six personnes, tous pêcheurs niçois… Mon frère Virgile, Odin qui est mon associé de bateau et avec qui je pêche la plupart du temps sur Nice et à l’étranger, Rémi qui nous a déjà accompagnés en Guinée-Bissau et deux nouveaux : Yahn, un acharné d’eau douce, et Paul alias « Pumba ».

Nous sommes revenus chez Extramadura Monsters, nous avons 2 bateaux pour 6 et nos guides sont Etienne Branchu et Nil Boyon. Nous sommes en plein confinement COVID et malgré l’obligation de tests PCR et attestations pour se rendre en Espagne, cela n’a pas été bien compliqué sauf que nous avons eu 1 annulation de vol et 2-3 changements d’horaires…

Nous sommes donc partis de Nice vers Lisbonne au Portugal et avons loué un van pour se rendre à Orellana La Vieja en Espagne qui se trouve à 3h30 de route. Virgile nous a rejoints à Lisbonne depuis Paris et Pumba était déjà sur place depuis 2 jours en pensant faire du tourisme (mais les restrictions trouvées sur place ne lui ont pas permis d’exploiter tout le potentiel de la capitale ibérique). Nous conduisons pendant environ 1h30 sur les routes du Portugal et il n’y a pas un chat (ni même de morues J), le contraste est saisissant cependant dès que nous arrivons en Espagne où le trafic est plus semblable à celui que l’on trouve en France.

Nous arrivons à Orellana vers 22h, il est tard et après avoir rapidement fait le check-in à notre hôtel, nous fonçons au restaurant de la mise à l’eau « Chez Rosa » pour tenter de dîner quelque chose. Cette dernière nous accueille en personne et c’est avec un gros soulagement et une joie non feinte que nous pouvons enfin nous asseoir tous à une même table, boire et manger à un restaurant ! Nous sommes en terrasse, il fait bon et nous apprécions tous à sa juste valeur cet événement anciennement banal qui est devenu une exception en ces temps de restrictions sanitaires.

Vers minuit, nous rentrons à l’hôtel, nous avons 2 superbes appart tout équipés. Nous préparons les sacs pour notre première journée le lendemain, nous sommes surexcités !

Petit point matos :

Je commence à connaître les voyages de pêche et l’Estremadure en particulier… D’habitude, j’arrive avec quatre ou cinq cannes et vingt kilos de leurres parmi lesquels je n’utilise même pas dix pour cent. Cette fois-ci, j’ai décidé de devenir plus raisonnable. Je n’ai donc pris que deux cannes et beaucoup moins de leurres. Odin, qui m’a déjà accompagné à Madagascar ou aux Bijagos, vient toujours avec presque rien (et pêche autant que nous si ce n’est plus) … Cette fois-ci, il viendra sans canne (Extremadura Monster fournit le matos) et ne pêchera toute la semaine qu’avec le même leurre, renouvelé une seule fois car perdu… Bon, moi, le matos j’adore ça, donc je n’irais pas dans son sens mais c’est sûr qu’il y a un juste milieu. Odin est capable de prendre un poisson avec ce qu’il ramasse par terre (c’est Tom Sawyer le type) …

J’ai donc pris un ensemble pour le lancer : une Canne Evergreen Super Stallion GT 71MH qui a une plage de lancer comprise en 10 et 84 grammes. Cette canne haut de gamme « Made in Japan » est ultra sensible et permet de vraiment bien sentir les touches malgré sa puissance « Medium Heavy », mais surtout je l’apprécie pour son poids plume de 132 grammes.

En effet, en pêchant 8 heures par jour pendant une semaine et avec une moyenne de 400 lancers par jour, tous les grammes comptent. Par exemple, par rapport à une canne qui fait 50 grammes de plus sur une journée, c’est 20 kilos de moins à lancer… sur une semaine c’est 140 kilos. Pécher plus léger, c’est aussi moins forcer, être plus précis et régulier dans les lancers. Ce sont des détails mais la pêche se fait souvent sur une somme de petits détails qui font la différence.

Pour le moulinet, j’ai choisi un moulinet Casting Daiwa Zillion 1016HL qui pèse 195 grammes et à un ratio 7.3/1 qui est plutôt polyvalent. C’est du haut de gamme Daiwa, je n’ai rien à redire sur ce modèle (finalement en rentrant j’ai acheté le Daiwa Steez qui fait 45 grammes de moins et a un ratio un peu plus rapide).

Pour mon ensemble vertical qui n’est pas la technique que je préfère, j’ai pris celui que j’utilise sur les pêches de pélagiques en Méditerranée, pas du tout adapté sur le papier donc… Sauf que c’est une canne ultra sensible. C’est aussi une Evergreen, une Light Cavalry 77MH qui a un blank ultra tactile et qui permet donc de sentir la moindre touche, même en verticale. Sa puissance de lancer de 7/25 grammes permet aussi de lancer des petits leurres et de racler le fond. C’est pour cette raison que je l’ai choisie. Elle est équipée d’un moulinet spinning Shimano Stella 4000 qui est juste « la rolls » des moulinets mais un moulinet en taille 2500 serait plus adapté… (tjrs pour une question de réduction du poids). Pour parler « Verti » 2 minutes, j’ajoute que c’est beaucoup plus sympa de pêcher avec un moulinet casting car on peut mieux sentir les touches à la descente en mettant le pouce sur la bobine, en revanche le leurre descend moins vite qu’en spinning donc s’il y a beaucoup de courant, qu’on pêche « léger » et profond, on est vraiment pénalisé. Il faut s’adapter… Chacun le fait à sa façon… Odin s’en moque, il va lancer en amont et attendra plus longtemps la descente, moi j’ai plusieurs ensembles différents J.

Pour la tresse, j’ai mis une 8 brins de résistance 40 livres sur le moulinet casting et 20 livres sur le moulinet spinning. Et pour le bas de ligne, du fluorocarbone de diamètre 90/100 (80 livres) sur la casting et du 25/100 sur la spinning.

Finalement, j’ai fait tous mes gros poissons du séjour (toutes espèces confondues) sur la canne casting avec un très gros bas de ligne donc d’après moi, au lancer, la discrétion ne fait pas trop la différence sur ces lacs-là.

Je connais les leurres qui marchent là-bas donc seules les zones (notamment la profondeur) et les méthodes de pêche (lancer ou verticale) vont m’aider à décider ceux que je sortirai de ma boîte :

Clairement, le leurre roi là-bas, c’est le Nitro Shad d’Illex… il imite parfaitement les ablettes qui sont présentes en nombre à Orellana. Ce leurre souple qui supporte différentes plombées (de 3,5 à 70 grammes) s’adapte à toutes les situations et peut être lancé en zone shallow comme en pélagique et même servir en verticale.

Pour la verticale, j’ai pris des Sakamata Shad de la marque DEPS et des Fluke de la marque ZOOM. Ces leurres « Finesse » sont des valeurs sures et existent en plusieurs tailles.

J’ai pris une Miura Mouse mini, tout simplement car ce leurre fait à la main (en résine et poil) qui prend la forme d’une souris avec un Shad souple en queue m’amuse beaucoup et il a fait ses preuves partout.

2 Divinator de Biwaa en 35 et 55 grammes.

Une de mes pêches de prédilection est la pêche au Jerkbait minnow. J’en ai pris 3 (un OSP Varuna 110SP, un OSP Rudra 130SP et un Illex Magsquad 128 mais malgré quelques tentatives, ce n’était pas la période.

Un classique et indémodable Buster Jerk.

Enfin j’ai pris un stickbait de surface, un showerblows d’Evergreen et un Mister Joe de Sakura (plutot sub-surface)

Jour 1, L’échauffement

Arrivés à la mise à l’eau vers 8h, nous faisons 2 premières équipes de 3.

Odin, Pumba et Rémi sur le bateau de Nil, Yahn, Virgile et moi-même sur le bateau d’Etienne. Les bateaux sont top et on est vraiment à l’aise, même à 4.

Après un rapide briefing, Etienne nous amène sur les premiers spots. Nous n’attendons pas longtemps avant que je prenne un Sandre (ils feront à peu près tous la même taille sur le séjour entre 50 et 65 cm), Yahn fera ensuite un Jack (brochet de 70cm) ainsi qu’un Sandre puis, à 13h, il claque un joli Brochet de 96 cm, ce qui nous met dès le départ de bonne humeur, on a pas attendu longtemps pour le premier joli poisson du séjour ! Virgile rentrera à la pause du midi avec zéro poisson.

Comme tous les midis, c’est le retour à la mise à l’eau et un déjeuner copieux mais sans éclat chez Rosa, on s’en contente car c’est très pratique et cela permet de se reposer un peu avant de repartir mais s’il y a une seule chose à changer dans cette superbe organisation de Matthieu Schottler et ses guides, c’est bien celle-là. Matthieu, il faut contraindre Rosa à changer de cuisinier !! On est des Français ! On est chiant sur la bouffe, c’est comme ça. Le pire, c’est que Rosa est adorable et que le lieu est juste parfait. Avec les bons produits que compte l’Estremadure, Il ne manque vraiment pas grand chose pour atteindre la perfection… Attention on va lui envoyer Etchebest !

L’après-midi sera aussi difficile, je ferai 1 Sandre et 1 Jack, Yahn 1 Sandre et Virgile sortira sur le gong un joli Brochet de 89cm.

Sur l’autre bateau, nos amis n’ont pas fait beaucoup mieux que nous avec pour Odin 1 Sandre et 1 Jack, Rémi 1 Jack et Pumba 1 Jack mais aussi un super Black bass de 50+, ce qui est juste exceptionnel pour le premier Black Bass de sa vie ! Il ne battra peut-être jamais ce record. Le bilan de la journée n’a pas été exceptionnel mais nous venons d’arriver, on a raté quelques poissons, il faut toujours un petit moment d’adaptation surtout que la plupart d’entre nous n’a pas péché en eau douce depuis un moment. Demain, on sera plus concentrés et on fera moins d’erreurs… Si dios lo permite…

L’apéro chez Rosa est top, coucher du soleil, sangria entre potes, que demande le peuple ? Nous rentrons prendre une douche car ce soir j’ai promis à mes amis de les amener dans le meilleur resto d’Orellana, « Chiringito el oasis del Pescador » chez « MACHETE ». Comme à son habitude, l’accueil est top, le personnage est impressionnant mais il ne faut pas s’arrêter à cela et il faut lui parler ! (Solamente en Espagnol). On se régalera d’un superbe plateau de charcuterie, de côtelettes d’agneaux, de poivrons grillés et de sublimes frites maison, le tout parfaitement accompagné par un vin rouge du pays (Lo mejor por favor), les desserts sont faits maison, le digestif offert aussi mais je vous le déconseille sauf si vous aimez le goût du Pec citron. Franchement, chaque dîner chez Machete est une résurrection, tout d’abord parce que c’est délicieux à un prix dérisoire mais surtout parce qu’on est privés de cela chez nous depuis de longs mois…

Jour 2 : Zander Park

Nous gardons les mêmes équipes pour ce deuxième jour, Virgile qui s’ennuie vite se met en Verticale et commence à enchaîner les Sandres, Yahn et moi persistons au lancer et cela fonctionne un peu moins bien que lui mais c’est juste lunaire le nombre de Sandres qu’on peut faire ici… Ces lacs sont farcis de Sandres partout, ceux qui veulent les pécher exclusivement en verticale (en étant plus fins et avec des leurres finesses) peuvent en prendre plus de cinquante dans la journée. Virgile en fera 9 en alternant les techniques, Yahn et moi même en ferons respectivement 9 et 5 en ne cherchant que le brochet au lancer et avec des bas de ligne en 80 Livres… Je ferai juste 1 Sandre en me mettant en verticale pour tester mon ensemble avec un petit leurre Sakamata shad blanc et j’ai dû attendre 5 minutes avant d’en faire un. Yahn prendra un Pike de 82cm. Lorsqu’on rentre, même constat pour l’autre bateau, 2 Pikes seulement et plein de Sandres. Les Pikes étaient boudeurs aujourd’hui !

La bonne nouvelle, c’est qu’en se prenant un leurre dans un vieux casier, nos amis ont récupéré une trentaine d’Ecrevisses. On décide donc de garder 3 Sandres. Le soir venu, on file au supermarché et on achète de la charcuterie et du fromage local à la découpe, beaucoup de boissons et de quoi nous faire un bon gueuleton avec les sandres et les écrevisses. Ce sera Ceviche de sandres, Pâtes aux écrevisses et Sandres en persillade, on finira tout cela au rhum, et à défaut d’être confinés, on finira bien confits avec un grand Pumba à la guitare et tout le monde au chant ! Pumba est musicien professionnel et écrivain, j’ai d’ailleurs, en rentrant à Nice, acheté son dernier bouquin « AOTEA » qui est un roman d’aventure tiré de son vécu en Nouvelle Zélande. Je l’ai lu d’un seul trait en 3 heures. Je peux donc me permettre de vous le conseiller.

Jour 3 : Lunker Day

Toujours les mêmes équipes pour ce 3ème jour qui est gris et venteux. Dans une belle baie shallow (peu profonde), Etienne dit à Virgile qu’il peut la tenter à la Miura Mouse. Il s’exécute et, quelques minutes plus tard, nous avons affaire à un superbe moment de pêche, Virgile prend une grosse cartouche et Etienne annonce tout de suite un Bass, on s’arrête de pêcher, on sait pertinemment qu’un Bass qui a gobé une Miura ne doit pas être petit, finalement nous le voyons faire une chandelle et effectivement il a l’air « huge », on hurle et on prie pour qu’il ne se décroche pas. Etienne le met dans l’épuisette, on est comme des fous. La bête accuse les 56cm et 3,1 kilos, juste énorme. Yahn, lui, fera un Sandre avant de rentrer à la pause, tandis que moi, je suis capot mais trop content pour mon frère qui a sorti un sacré « Lunker ».

L’après-midi, je rattrape mon retard en faisant 1 Sandre et 3 beaux Pikes dont un de 93cm, quelques secondes après ce dernier, Yahn fera un 91cm, on est refaits. Yahn est un acharné de la pêche, il est inarrêtable et pose une tonne de questions à Etienne, il est tout le temps en train de se remettre en question et d’analyser ce qui l’entoure et il ne lâche rien jusqu’à la fin… Encore une dernière baie ? une dernière dérive ? un dernier lancer ?

Sur l’autre bateau où nos amis n’ont pratiquement pêché qu’en verticale, le score est pas mal, 4 Brochets, 25 Sandres  et un beau Bass pour Rémi

Le soir, apéro chez Rosa qui dure un peu puis on se décide enfin à aller chez Machete, lorsqu’on arrive vers 21H30 son fils est en train de fermer la grille ! On lui demande s’il est en train de fermer, il confirme mais fait signe d’attendre et appelle son père « papa, los pescadores frances de ayer estan aqui ». Il nous dit tout de suite que c’est ok, et ils rallument tout pour nous, nous sommes chez Machete tout seuls, le top. S’ensuit une orgie gargantuesque où nous avons troqué les côtes d’agneau de la veille pour des énormes côtes de bœuf, j’en salive encore…

Jour 4 : Big Pike Day

Cette fois-ci, on change les équipes, Virgile et moi rejoignons Odin sur le bateau de Nil… il se passe quelque chose entre ces deux-là et on ne voudrait pas briser ce couple… On arrive à la première heure sur une zone qu’on pêche en pélagique sur environ 20 mètres de fond. Je lance, je laisse couler le leurre jusqu’au fond et je ramène doucement, 1…2…3 secondes… Boummmm fish on…….. Je dis à Nil : «oula c’est lourd», effectivement la bestiasse arrive et c’est un joli 97 cm bien gras qui est rangé dans l’épuisette. Premier lancer de la journée, ça commence bien pour moi. C’est le seul poisson qu’on fera sur ce spot mais on aura le droit à une très belle journée avec pour moi 3 autres Pikes au compteur (2 Jacks et un 85cm) ainsi que 7 Sandres. Mon frère Virgile fera 2 Jacks et 5 Sandres et Odin 5 Jacks et 12 Sandres ! 35 poissons au bateau, ça commence à parler ou pas ?

Sur l’autre bateau, Yahn sort un Pike 80+ et 6 Sandres, Rémi un Pike de 87cm, 1 Sandre et une grosse décroche… Tandis que cela n’aura pas été un bon jour pour Pumba qui décroche une poutrasse au bateau, leurrée à la cuillère ondulante géante d’Etienne et finira capot (Fallait pas rater Pumba !)

Vous remarquerez que c’est le seul jour où j’ai le détail exact de l’autre bateau car Yahn y est présent et qu’il fait les comptes comme moi ! C’est ce qui me permet avec les photos d’écrire un compte-rendu presque 2 mois plus tard. Merci Yahn. Merci aussi à Rémi pour les photos car Pumba, Odin et Virgile ne servent à rien dans cette histoire à part prendre du bon temps. Ah oui Odin, pendant que j’y pense, puisque tu nous as gratifiés d’une partie de la journée à pêcher en slibard, voici une photo (pas la plus dégueulasse, je suis sympa). Le mec c’est Tom Sawyer je vous dis…

Le soir, pour changer un peu, on va manger dans un nouvelle pizzeria tenue par un guide de pêche italien reconverti en Pizzaiolo… On croise Matthieu qui a eu la même idée que nous, faut dire qu’il n’y a pas pléthore de restaurants dans cette bourgade.

Jour 5 : Double Personnal Best (double record personnel)

En ce 5éme jour, nous brisons le couple Odin/Nil mais toujours pas le couple Yahn/Etienne qui vit aussi une idylle de longue date et c’est donc un échange entre Rémi et Odin qui a lieu.

Nous commençons la journée assez difficilement avec un Jack pour moi et quelques Sandres pour tout le monde, il y a beaucoup de vent et les dérives sont difficiles à tenir. Nil essaie tant bien que mal de nous trouver des spots plus propices à la météo du jour mais il faut avouer que ce n’est pas simple. La fin de journée se rapproche et le bilan est assez maigre mais on ne lâche rien et on continue de lancer et de lancer en espérant mieux (KEEP HAMMERING)… Il est 18h et c’est donc notre dernière chance lorsque Nil nous amène dans un fond baie, je lance assez loin un Nitro Shad au dessus des herbiers lorsque je sens une belle touche et un début de combat inhabituel, je dis « Bass Bass » avant d’avoir le droit à une superbe chandelle et je vois déjà que c’est un très beau poisson, sûrement mon record, après encore quelques chandelles hors de l’eau, tentatives pour ce poisson malin et sportif de se décrocher, je hurle de joie lorsque Nil met le poisson dans l’épuisette….  Tout mon corps tremble et je dois dire que je ne vois pas autre chose capable de me mettre dans cet état là. Tout le bateau est super content, Nil met le poisson dans le vivier du bateau afin qu’il puisse sortir de quoi le peser et le mesurer… Je reste assis, béat et Nil me dit : « vas y, continue de pêcher je prépare tout ça » … Je me lève, je lance et BOUMMMM cartouche immédiate, je sais déjà que c’est encore un bass, et hop triple chandelle, tout le monde hallucine : ENCORE ?!?

Celui-là aussi est un Lunker, je n’en reviens pas… On les mesure et ils affichent 51 et 53cm chacun, je suis tellement heureux de pouvoir prendre une photo avec ces deux superbes poissons, rien que pour cela, le séjour valait le coup… Bon, avec l’excitation tout ça, je les ai remis à l’eau sans que Nil ne puisse les peser, dommage ils étaient bien « fat » et j’aurais aimé connaître leur poids.  Après ces riches émotions, il est l’heure de rentrer. Je paie mon apéro puisque le plus beau poisson du jour paie (j’avais payé la veille aussi lol) et je le fais de très bon cœur.

Sur l’autre bateau, 5 Sandres pour Odin, 2 Sandres pour Pumba et Yahn sauve la mise avec 4 Pikes et 13 Sandres, un beau total de 24 poissons au bateau.

Pour fêter tout ça, rebelote de côtes de bœuf chez Machete !! Quand y en a plus, y en a encore ! On prévient Machete que le lendemain c’est notre dernier soir et qu’on veut un truc spécial. Il nous propose des côtes de cochon, on a hâte !

Jour 6 : le duel

En ce dernier jour de pêche, nous reformons les équipes du début et je retourne donc avec Virgile rejoindre Yahn sur le bateau d’Etienne tandis que Pumba, Odin et Rémi sont avec Nil.

Journée très particulière où c’est tout simplement la guerre des Sandres, je les enchaîne avec Yahn alors que Virgile reste muet toute la matinée, il se pose des questions, il veut changer de place, changer de leurre, changer de bas de ligne…. Bref il est pas content et trépigne… je lui dit que sa canne est trop raide et qu’il ne doit pas sentir les touches des Sandres, c’est vrai que ces derniers peuvent être particulièrement taquins et juste faire une petite aspiration. On est au même endroit, on pêche tous au Nitro Shad avec les même bas de ligne et lui ne prend rien. Je suis sûr que c’est cela et Etienne et Yahn sont d’accord avec moi, ça t’apprendra à acheter de la meeerrrdeeeee mon bouli J .

A la pause de midi, Virgile rentre finalement avec un brochet, le seul de la matinée et je mène 9 à 7 sur Yahn en nombre de Sandres, inutile de vous dire qu’une petite compétition s’est engagée entre nous deux.

L’après-midi, Virgile reprend du poil de la bête et finit avec 2 Jacks et un Sandre de plus. Yahn m’aura finalement coiffé au poteau avec un score de 18 à 15 Sandres plus 1 Brochet pour lui… bravo Yahn, je m’incline sur ce coup….

Sur l’autre bateau, Yahn n’est plus là-bas donc je peux simplement vous dire qu’ils ont fait 7 Brochets et 15 Sandres, sans vous dire qui a fait quoi, ni les tailles.

C’était notre dernier jour et on peut dire que le bilan est très bon. Virgile, Pumba, Rémi et moi-même avons tous battu notre record de Bass, on a fait pas mal de 90+ en Brochets (Rémi et Pumba ont aussi battu leur record) et même si le métré désiré n’a pas été pris, nous avons eu les occasions de les prendre. Le nombre de Sandres pris au lancer est invraisemblable et il est clair que, dans quelques années, on prendra des métrés de Sandres là-bas…

Le soir, c’est les côtes de cochon chez Machete, encore un festin.


On rentre tard à l’hôtel, le lendemain matin, c’est le grand départ. Entretemps, les restrictions COVID ont changé au Portugal, ils obligent maintenant à une quatorzaine. Sur la route à la frontière, un barrage de police nous arrête et nous demande ce qu’on vient faire au Portugal, ils parlent français et sont très affables. Nous leur expliquons qu’on a loué le véhicule à l’aéroport et qu’on repart illico en France par avion. Ils nous font promettre qu’on ne s’arrêtera pas et nous laissent filer. Ouf…

Arrivés à l’aéroport, nous disons au revoir à Virgile qui va devoir attendre 5h avant de reprendre son avion pour Paris. Je suis clairement très satisfait de ce 3ème voyage et c’est sûr, on y retournera l’année prochaine.

Un grand merci à nos guides Etienne et Nil ainsi qu’à Matthieu pour l’organisation générale, vous êtes des dealers de bonheur et vous vous mettez en quatre pour qu’on reparte satisfaits. Mission largement remplie.

Hasta la vista.

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